Document Type
Article
Publication Date
12-2026
Abstract
French Abstract: L’article analyse l’arrêt United States v. Skrmetti, dans lequel la Cour suprême américaine juge que l’interdiction, par le Tennessee, des bloqueurs de puberté pour les mineurs trans ne viole pas la clause constitutionnelle d’égalité, dite clause « d’égale protection ». Refusant de considérer qu’il s’agit d’une discrimination fondée sur le sexe, la Cour applique le contrôle le plus déférent (base rationnelle) et accepte l’argument de l’État selon lequel il protège les mineur·es de risques médicaux incertains. L’auteure montre ici que cette approche s’inscrit dans un contexte plus large de lois et de décrets fédéraux visant les personnes trans (toilettes, soins, sport, documents d’identité), porté par des coalitions conservatrices et antilibérales. La décision illustre un formalisme étroit en matière d’égalité et un net recul par rapport à la dynamique plus protectrice de décisions antérieures, comme Bostock, Romer et Windsor. Plusieurs questions restent ouvertes : la possible reconnaissance du statut de personne trans comme « catégorie quasi- suspecte », la prise en compte des stéréotypes de genre, la définition de l’intention discriminatoire, le degré de rigueur du contrôle intermédiaire. Les affaires à venir sur la participation des filles trans au sport féminin et sur la mention du sexe portée sur les passeports marqueront une étape décisive pour l’avenir de la protection des personnes trans et, plus largement, pour l’orientation de la jurisprudence en matière d’égalité.
English Abstract: The article examines United States v. Skrmetti, in which the U.S. Supreme Court held that Tennessee’s categorical ban on puberty blockers for transgender minors does not violate the Equal Protection Clause. The Court refused to treat the statute as sex-based discrimination and instead applied highly deferential rational basis review, accepting Tennessee’s claim that it seeks to protect minors from uncertain medical risks. Johnson situates the ruling within a broader wave of anti-trans legislation and executive action targeting healthcare, bathrooms, sports, and identity documents, fueled by conservative and anti-liberal movements. The decision reflects a narrow, formalist understanding of equality and a retreat from more protective precedents such as Bostock, Romer, and Windsor. Crucial questions remain unresolved: whether transgender status can qualify as a suspect or quasi-suspect class, how courts should treat gender stereotypes, how to define “animus,” and how demanding intermediate scrutiny should be. Upcoming cases on transgender participation in women’s sports and on gender markers in passports will likely be pivotal for both the rights of trans individuals and the future direction of equal protection doctrine.
Disciplines
Gender and Sexuality | Law | Law and Gender | Supreme Court of the United States
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Recommended Citation
Olatunde C. Johnson,
United States v. Skrmetti: L’Identité de Genre dans le Droit et la Politique de L’Égale Protection,
2025(4)
Intersections
1
(2026).
Available at:
https://scholarship.law.columbia.edu/faculty_scholarship/4779
Included in
Gender and Sexuality Commons, Law and Gender Commons, Supreme Court of the United States Commons
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In French.